
Le gouvernement impose sa solution de visio dans l’État et bannit les outils américains
POLITICO - Tuesday, January 27, 2026PARIS — Les agents publics vont dire adieu à leurs outils de visio préférés au profit d’un outil développé par l’Etat.
Le Premier ministre a préparé une circulaire pour imposer le recours au sein de l’État à Visio, un logiciel de visioconférence conçu par la Direction interministérielle du numérique (Dinum) à partir du logiciel libre LiveKit. Il fonctionne sur les infrastructures SecNumCloud du français Outscale pour sécuriser les échanges.
Cette circulaire sera publiée “dans les prochains jours”, confirme la Dinum à POLITICO. Elle fait suite aux annonces, dimanche dernier, du ministre de la Réforme de l’État David Amiel, et prévoit également de bannir l’utilisation d’autres outils, comme les américains Google Meet, Zoom, ou Teams.
Il ne s’agit donc plus seulement de proposer une alternative aux outils américains, mais de les interdire, comme cela a déjà été fait l’été dernier pour imposer la messagerie instantanée Tchap face à WhatsApp et Telegram.
Visio est déjà utilisé par 40 000 agents dans la plupart des ministères et certains de leurs opérateurs, comme le CNRS et l’Assurance maladie, et vise les 250 000 utilisateurs.
La Dinum se chargera de veiller au respect de ces consignes et pourrait, dans les mois à venir, bloquer les flux issus d’autres outils de visio sur le réseau informatique de l’État, le RIE.