Avertissement : le sondage dont nous vous dévoilons les résultats est une photo
des rapports de forces à un instant T et ne présage pas des possibles évolutions
lors des dernières heures de campagne.
PARIS — Quelques soupirs de soulagement vont peut-être se faire entendre sur la
Canebière à la lecture du sondage Cluster 17* dévoilé en exclusivité par
POLITICO. Selon cette étude, le Rassemblement national n’est pas en mesure de
remporter Marseille. Donné à 39% des intentions de vote, le candidat d’extrême
droite Franck Allisio accuserait un retard de 14 points sur le maire de gauche,
Benoît Payan, crédité pour sa part de 53% des suffrages. Loin derrière, Martine
Vassal, des Républicains, n’attirerait que 8% des voix pour ce second tour.
Le sortant, s’il l’emporte, pourra remercier les électeurs Insoumis. Si un tiers
de ceux ayant voté pour Sébastien Delogu au premier tour des municipales (11,94%
des Marseillais) compte s’abstenir, selon Jean-Yves Dormagen, le président de
Cluster 17, la quasi totalité de ceux qui voteront sont prêts à choisir un
bulletin Benoît Payan (à 98%). De quoi aider l’élu à creuser l’écart avec le RN,
alors que moins de deux points les séparait il y a une semaine (36,70% contre
35,02%).
L’électorat de Martine Vassal est plus divisé. Elle en conserve presque la
moitié, mais 32% lui préféreront le maire sortant ; 22% opteraient pour le
candidat du RN. Difficile, si ces chiffres sont confirmés dans les urnes, de
dire avec certitude ce qu’aurait changé le retrait de la présidente de la
métropole, si Martine Vassal avait fait ce choix, explique Jean-Yves Dormagen :
“Il aurait bénéficié aux deux, peut-être un tout petit plus à Benoît Payan, mais
pas dans des proportions très fortes. Il y aurait sans doute eu plus
d’abstention”.
(*) Sondage Cluster 17 pour POLITICO réalisé par questionnaire autoadministré en
ligne, entre le 18 et le 19 mars 2026, auprès de 738 personnes représentatives
de la population de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 643 inscrites sur les
listes électorales. L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas
(genre, âge, catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a fait l’objet d’un
redressement sociodémographique (données Insee) et d’un redressement politique
sur la base du premier tour des municipales 2026. Pour 643 personnes, la marge
d’erreur est comprise entre 2,3 et 3,9 points.
Tag - Tech France
Avertissement : le sondage dont nous vous dévoilons les résultats est une photo
des rapports de forces à un instant T et ne présage pas des possibles évolutions
lors des dernières heures de campagne.
PARIS — Après avoir pris l’avantage lors du premier tour, en recueillant 37,98%
des voix, Emmanuel Grégoire semble en bonne position pour transformer l’essai
dimanche. Le candidat socialiste est crédité de 48% des intentions de vote pour
le second tour, en progression de 10 points, dans le sondage Cluster 17* dévoilé
en exclusivité par POLITICO ce vendredi.
L’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo devancerait ainsi de 7 points sa
principale adversaire, Rachida Dati (41%), à la tête d’une liste d’union de la
droite et du centre — elle progresserait toutefois d’environ 15 points par
rapport au premier tour, où elle a obtenu 25,46% des voix. Presque stable, en
troisième position avec 11% des intentions de vote, la candidate Insoumise
Sophia Chikirou n’est pas en capacité de jouer les arbitres.
BALLE AU CENTRE
Grégoire parviendrait donc à creuser l’écart avec Dati, bien que celle-ci ait
fusionné sa liste avec une partie de celle du candidat Horizons et Renaissance,
Pierre-Yves Bournazel, et qu’elle bénéficie du retrait de Sarah Knafo
(Reconquête), qui avait recueilli 10% des voix. Cela s’explique notamment parce
qu’une majorité (57%) des électeurs de “PYB” se reporterait sur le candidat de
l’union de la gauche plutôt que sur sa rivale (42%).
“A ce stade, le centre gauche et une bonne partie du centre votent plutôt
Grégoire, ce qui fait la différence dans une ville comme Paris, qui vote plutôt
à gauche”, analyse Jean-Yves Dormagen, président de Cluster 17.
C’est ce que prouve l’analyse des clusters (la méthodologie de l’institut). Chez
les “modérés”, l’ancienne ministre de la Culture est largement distancée (21%
contre 78% pour Grégoire). Même constat chez les électeurs se disant
“socio-démocrates” et “socio-républicains”, où le député de Paris est
hégémonique (85% contre 14%).
Dati profite en revanche du report quasi complet (99%) de l’électorat de Knafo,
et surperforme dans les clusters traditionnels de la droite et de l’extrême
droite, comme les “conservateurs” (95%), “identitaires” et “autoritaires” (97%).
Mais ce pourrait être insuffisant pour conquérir la mairie. “Mécaniquement, elle
ne peut pas gagner si elle n’a pas le centre avec elle”, souligne Dormagen, qui
considère que “l’électorat de Bournazel est l’arbitre de l’élection”.
A l’autre bout de l’échiquier politique, Sophia Chikirou conforte son résultat
grâce à un électorat fidèle : près de 89% des Parisiens qui ont voté pour elle
au premier tour récidiveraient au second.
(*) Sondage Cluster 17 pour POLITICO réalisé par questionnaire autoadministré en
ligne, entre le 17 et le 19 mars 2026, auprès de 1 616 personnes représentatives
de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, dont 1 437 inscrits sur les
listes électorales. L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas
(genre, âge, catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a fait l’objet d’un
redressement sociodémographique (données Insee) et d’un redressement politique
sur la base du premier tour des municipales 2026. Pour 1 437 personnes, la marge
d’erreur est comprise entre 1,6 et 2,6 points.
Edouard Philippe est en passe de réussir son pari : se faire réélire maire du
Havre à 14 mois de la présidentielle. Le président d’Horizons est en effet
crédité de 47% des intentions de vote dans un sondage Cluster 17 dévoilé en
exclusivité par POLITICO jeudi. L’ancien Premier ministre bénéficie d’une avance
de 8 points sur son adversaire principal, Jean-Paul Lecoq, candidat du Parti
communiste (39%).
En recueillant 43,76% des voix au premier tour, le maire sortant a déjoué les
pronostics — et rassuré ses troupes chez Horizons — en se plaçant dans une
position plus confortable qu’attendu, 10 points devant son poursuivant
communiste.
Soucieux de maintenir la mobilisation de ses partisans lors du second tour,
Edouard Philippe s’est gardé de tout triomphalisme, dimanche dernier.
Il faut dire qu’il est engagé dans une triangulaire inédite depuis 1995 dans la
préfecture de Seine-Maritime après la qualification de Franck Keller (15,3%),
candidat de l’Union des droites pour la République (UDR), soutenu par le
Rassemblement national. Parachuté au Havre, ce conseiller municipal de
Neuilly-sur-Seine est crédité de 14% des intentions de vote pour le second tour.
2027 EN LIGNE DE MIRE
“Ce serait une surprise qu’Edouard Philippe perde l’élection”, commente
Jean-Yves Dormagen, président de Cluster 17. “L’enjeu symbolique” étant de
savoir si Philippe parvient à être “majoritaire ou pas dans sa propre ville”,
ajoute-t-il.
La plus grande prudence s’impose néanmoins dans l’analyse des sondages de second
tour, de manière générale, et surtout en cas de triangulaire. “Il y a beaucoup
plus d’hésitation [des électeurs] et les reports de voix évoluent tous les
jours”, explique Dormagen, soulignant que les “dynamiques” sont souvent fortes
dans les entre-deux-tours, alors que les instituts captent l’opinion “à un
instant T”.
D’après son étude, 90% des électeurs de la candidate Insoumise Charlotte
Boulogne (qui avait recueilli 4% des suffrages au premier tour) se reporteraient
sur le député communiste de Seine-Maritime, quand les 10% restants choisiraient
Edouard Philippe. Le maire sortant récupérerait aussi une faible part (14%) des
électeurs au premier tour de Franck Keller.
La candidature à la présidentielle d’Edouard Philippe a été l’un des thèmes de
la campagne, ses deux adversaires estimant que le maire sortant délaissera sa
ville dès lors qu’il sera reconduit dans ses fonctions. “Je suis entouré, j’ai
dans mon équipe des gens capables d’endosser ce rôle de maire, mais nous n’en
sommes pas là”, s’est défendu l’intéressé, lors du débat d’entre-deux-tours
mercredi sur France 3 Normandie.
(*) Sondage Cluster 17 pour POLITICO réalisé par questionnaire autoadministré en
ligne, entre le 16 et le 18 mars, auprès de 630 personnes représentatives de la
population du Havre âgée de 18 ans et plus, dont 538 inscrits sur les listes
électorales. L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas (genre, âge,
catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a fait l’objet d’un redressement
sociodémographique (données Insee) et d’un redressement politique sur la base du
premier tour de la présidentielle 2022, des élections municipales 2020 et
européennes 2024. Pour 538 personnes, la marge d’erreur est comprise entre 1,9
et 4,5 points.
BRUXELLES — Les systèmes d’intelligence artificielle capables de générer des
deepfakes sexualisés de personnes réelles seraient interdits dans l’UE, selon
des propositions vues par POLITICO.
Cette initiative intervient après que Grok, l’outil d’intelligence artificielle
de X, a permis aux utilisateurs de générer des millions d’images de personnes
réelles en bikini ou entièrement nues, y compris des images d’enfants.
Une proposition, qui devrait être approuvée par les ambassadeurs de l’UE
vendredi, rendrait illégale la commercialisation en Europe de tout système
d’intelligence artificielle capable de générer des vidéos, des images ou des
fichiers audio sexualisés non consentis impliquant des personnes réelles.
Des députés européens ont soutenu l’interdiction lors de discussions distinctes
mercredi.
Ces projets, qui pourraient entrer en vigueur dès cet été après des négociations
entre les Etats membres et le Parlement européen, soulèvent des questions sur
l’avenir d’une multitude d’applications qui permettent aux utilisateurs de créer
de fausses images de personnes nues à partir de vraies photos, y compris l’outil
d’Elon Musk.
L’UE examine déjà si X a correctement atténué les risques liés à l’intégration
de Grok dans sa plateforme afin de prévenir des préjudices causés par des images
sexuellement explicites.
“Il ne s’agit pas seulement de Grok”, a souligné Sergey Lagodinsky, eurodéputé
allemand des Verts, l’un des nombreux parlementaires qui ont soutenu
l’interdiction. “Il s’agit de savoir quel pouvoir nous sommes prêts à donner à
l’IA pour porter atteinte à la dignité des gens.”
UN AJOUT RÉCENT
Les capacités de Grok à générer des images sont devenues virales à la fin de
l’année 2025.
Selon une estimation du Center for Countering Digital Hate, le chatbot pourrait
avoir généré jusqu’à 3 millions d’images sexuelles non consenties et 20 000
images pédopornographiques au cours des onze jours qui ont précédé les
changements apportés pour mettre un terme à la diffusion de ces photos.
La plateforme a pris des mesures pour restreindre l’outils le 9 janvier, puis le
14 janvier. En annonçant ces changements, X a déclaré : “Nous restons déterminés
à faire de X une plateforme sûre pour tous et continuons à avoir une tolérance
zéro pour toute forme d’exploitation sexuelle des enfants, de nudité non
consentie et de contenu sexuel non désiré.”
L’UE enquête pour savoir si ces mesures étaient suffisantes.
A la mi-janvier, des dizaines de parlementaires ont demandé l’interdiction des
applications et outils d’IA permettant de dénuder. Des eurodéputés ont désormais
l’intention de faire de cette interdiction une réalité grâce à un projet de
modification des règles de l’UE sur l’IA.
La proposition a été présentée par la Commission européenne en novembre. |
Thierry Monasse/Getty Images
Présentée par la Commission européenne en novembre, la proposition visait
initialement à réduire les restrictions imposées aux entreprises spécialisées
dans l’intelligence artificielle et à alléger le fardeau réglementaire.
La situation a changé après la découverte que les utilisateurs de Grok
déshabillaient des femmes et des enfants : la question est passée en tête des
préoccupations des députés européens, dépassant des sujets initialement
considérés comme sensibles, notamment les projets visant à retarder les
restrictions sur l’intelligence artificielle à haut risque.
Pendant des semaines, Chypre, qui assure la présidence tournante du Conseil de
l’UE et qui est chargée de finaliser une position commune entre les Etats
membres, n’a pas inclus l’interdiction des outils d’IA permettant de dénuder
lors de plusieurs cycles de rédaction.
Les choses ont changé mardi, lorsque les Chypriotes ont présenté un texte quasi
définitif qui soutient l’interdiction des systèmes d’intelligence artificielle
capables de générer des images, des vidéos ou des sons “des parties intimes
d’une personne physique identifiable ou d’une personne physique identifiable se
livrant à des activités sexuellement explicites”.
L’inclusion d’une interdiction est une victoire pour des pays tels que
l’Espagne, qui avaient fortement insisté sur ce point. Les ambassadeurs de l’UE
devraient donner leur feu vert sur ce texte vendredi.
Des députés européens se sont mis d’accord mercredi pour inclure l’interdiction
de “tout système d’IA qui modifie, manipule ou génère artificiellement des
images ou des vidéos réalistes de manière à représenter des activités
sexuellement explicites ou les parties intimes d’une personne physique
identifiable, sans le consentement de cette personne”.
Toutefois, l’accord conclu lors d’une réunion politique mercredi indique qu’une
interdiction ne s’appliquerait pas aux entreprises “qui ont mis [en place] des
mesures de sécurité efficaces pour empêcher la production de telles
représentations et éviter leur utilisation abusive”.
Le texte n’est pas encore définitif, les principales commissions du Parlement
européen devant se prononcer le 18 mars.
Le Parlement et le Conseil se réuniront ensuite pour approuver une version
finale avant que l’interdiction ne devienne une loi.
Mardi, le Parlement a également demandé à la Commission “d’étudier des mesures
visant à protéger les individus contre la diffusion d’images numériques, de
contenus audio ou vidéo manipulés et générés par l’IA” dans le cadre d’un
rapport distinct sur l’IA et le droit d’auteur.
“Ce qui est peut-être une blague pour une personne pendant dix secondes peut
causer des dommages durables à la victime”, a pointé Kim van Sparrentak,
eurodéputée néerlandaise des Verts, lundi. “Il est grand temps d’interdire
toutes ces applications.”
Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais, puis a été édité en
français par Jean-Christophe Catalon.
Pas de suspense en vue à Perpignan, ou presque, tant la réélection de Louis
Aliot semble le scénario le plus probable, les 15 et 22 mars prochains. Le maire
Rassemblement national sortant est crédité de 46% des intentions de vote au
premier tour des municipales dans le sondage Cluster 17* dévoilé en exclusivité
par POLITICO jeudi. “Il n’est pas loin d’une possible réélection dès le premier
tour” qui se tiendra dimanche, constate Jean-Yves Dormagen, président de
l’institut.
Les oppositions sont loin derrière. La gauche est divisée : pas moins de trois
listes se présentent devant les électeurs. La candidate PS-Place publique Agnès
Langevine est créditée d’un score de 15%, tout comme son concurrent Insoumis,
Mickaël Idrac. Juste derrière eux, à 14% des intentions de vote, on trouve la
liste d’union de la droite et du centre menée par Bruno Nougayrède.
Parti en dissidence contre l’avis du PS local (mais avec le soutien notamment du
Parti communiste et du Parti radical de gauche), Mathias Blanc obtiendrait 9%
des suffrages et serait dans l’impossibilité de se maintenir au second tour. La
liste de Pascale Advenard (Lutte ouvrière) est créditée de 1%.
“L’ESPACE MACRONISTE EST EN VOIE DE DISPARITION”
Si Louis Aliot est si haut dans les estimations, c’est bien sûr parce qu’il est
“très fort” à droite et à l’extrême droite, un électorat majoritaire dans cette
ville, note Jean-Yves Dormagen. L’étude des clusters, ou catégories de
population, (la méthodologie de l’institut) le montre bien : le maire sortant
convainc 91% des “conservateurs”, “antiassistanat” et “traditionnalistes”, 92%
des “réfractaires” et “sociaux-patriotes” et 87% des “identitaires” et
“autoritaires”. “Il fait presque totalement le plein dans l’électorat RN et
Reconquête”, ajoute le sondeur.
La condamnation de Louis Aliot à une peine d’inéligibilité de trois ans en
première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national
— il a fait appel et prévoit de se pourvoir en cassation si la peine était
confirmée le 7 juillet prochain — n’a donc manifestement pas atteint sa cote de
popularité, malgré les tentatives de ses opposants d’en faire un sujet de la
campagne.
En face, les oppositions de gauche pâtissent de leurs divisions. “Même en
faisant la somme des trois listes, leur camp n’a quasiment aucune chance de
gagner et en étant aussi divisé, cela renforce cette perception”, pointe le
président de Cluster 17. A l’entendre, le maire sortant sait parfaitement jouer
avec cette fragmentation : son avance est telle qu’il y a “un petit côté
démobilisateur”, ajoute Jean-Yves Dormagen.
Dernier point notable : l’effondrement de la droite et du centre. Alors que le
candidat Bruno Nougayrède bénéficie du soutien de tous les partis de droite et
du centre, il n’est donné qu’à 14% des intentions de vote, coincé entre la
gauche et le RN. “A Perpignan, l’espace macroniste est en voie de disparition”,
observe Dormagen, qui rappelle que cette tendance n’est pas nouvelle. En 2024,
lors des élections européennes, la liste Renaissance de Valérie Hayer n’avait
obtenu que 10,98% des voix, celle du LR François-Xavier Bellamy, 4,61%.
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 8 au 11 mars 2026, via des questionnaires
autoadministrés en ligne, auprès d’un échantillon de 617 personnes,
représentatif, grâce à la méthode des quotas, de la population de Perpignan,
âgée de 18 ans et plus, dont 521 personnes inscrites sur les listes électorales.
L’enquête a fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données Insee) et
d’un redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants
: premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et
européennes de 2024. La marge d’erreur pour 521 personnes est comprise entre 1,9
et 4,5 points.
Maire depuis 2020, Nicolas Mayer-Rossignol, à la tête d’une liste d’union de la
gauche (hors LFI) fait figure de grand favori de cette élection municipale. Dans
un sondage réalisé par Cluster 17* et dévoilé en exclusivité par POLITICO
mercredi, le socialiste est crédité de 42% des intentions de vote au premier
tour et fait la course loin devant son adversaire Horizons Marine Caron.
Candidate de l’union de la droite et du centre, celle-ci recueillerait 26% des
voix selon l’institut.
Deux candidats complètent le podium : Grégoire Houdan (Rassemblement national)
et Maxime Da Silva (La France insoumise) sont tous deux estimés à 15% et
auraient donc la possibilité de se maintenir au second tour, ouvrant la voie à
une quadrangulaire sans grand suspense. “A partir du moment où le maire sortant
fait plus de 40% des voix au premier tour, il part avec un très gros avantage et
on a du mal à voir qui pourrait le battre”, analyse Jean-Yves Dormagen,
président de Cluster 17.
Fait notable : “NMR” performe dans toutes les catégories de population ou
clusters (selon la méthodologie de l’institut), ce qui est “relativement rare”,
souligne le sondeur. Sa liste d’union de la gauche est très forte dans
l’électorat de gauche : il convainc 70% des “sociaux-démocrates” et
“sociaux-républicains”, 41% des “solidaires” et “révoltés”, traditionnellement
plus portés vers LFI, et 49% des “multiculturalistes”, cet électorat
progressiste sur les questions de société et notamment sensible aux enjeux
écologiques.
Mais il attire aussi certains électeurs du centre et de la droite. Le maire
sortant parvient ainsi à convaincre 28% des “centristes et libéraux”, ou 22% des
“réfractaires” et “sociaux-patriotes”, deux électorats se tournant
majoritairement vers le RN. “On est ici dans une logique de maire qui rassemble,
au-delà de leur coalition, qu’on observait plus fréquemment dans le passé”,
décrypte Jean-Yves Dormagen.
Face à lui, la candidate de la droite et du centre, Marine Caron, peine à faire
le plein. “Elle n’arrive pas à avoir tout l’électorat Renaissance”, relève le
sondeur, qui pointe qu’il n’y a “pas de logique de vote utile de l’ensemble des
conservateurs”. Elle “ne capte pas du tout ou très mal l’électorat RN”,
ajoute-t-il, émettant l’hypothèse que la candidate paye, dans cet électorat très
anti-Macron, le fait d’être soutenu par Horizons, Renaissance et le MoDem.
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 8 au 10 mars 2026, via des questionnaires
autoadministrés en ligne, auprès d’un échantillon de 671 personnes,
représentatif, grâce à la méthode des quotas, de la population de Rouen, âgée de
18 ans et plus, dont 504 personnes inscrites sur les listes électorales.
L’enquête a fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données Insee) et
d’un redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants
: premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et
européennes de 2024. La marge d’erreur pour 504 personnes est comprise entre 1,9
et 4,5 points.
Lecteurs socialistes de Lille, ne sablez pas le champagne tout de suite. Certes,
le maire PS de la capitale des Flandres, Arnaud Deslandes, s’affiche en tête du
sondage Cluster 17 que POLITICO dévoile ce mardi en exclusivité, avec 26% des
intentions de vote au premier tour des municipales qui se tiendra dimanche.
Mais il n’est pas le seul représentant de la gauche à pouvoir sérieusement
prétendre au fauteuil de Martine Aubry, qui fut maire pendant 23 ans avant de
lui passer les rênes en 2025. L’héritier est concurrencé par deux autres listes,
toutes deux données à 19% : celle de l’Ecologiste Stéphane Baly,et celle de
l’Insoumise Lahouaria Addouche.
De quoi donner aux Verts des airs de faiseurs de rois, nul n’imaginant le maire
sortant s’acoquiner avec les mélenchonistes. “Si Baly s’associe avec le PS,
c’est gagné pour Deslandes ; s’il y a une liste Ecolos-LFI, [celle-ci] devient
favorite”, expose ainsi Jean-Yves Dormagen.
Mais Baly n’ayant échoué à vaincre Aubry qu’à quelque 200 voix en 2020, et vu
les scores relativement élevés des trois candidats de gauche, chacun pourrait
avoir envie de tenter sa chance en solitaire.
L’HYPOTHÈSE SPILLEBOUT
Ce qui ouvrirait une petite fenêtre d’espoir à Violette Spillebout, la députée
Renaissance soutenue par Horizons et le MoDem : créditée de 16% des intentions
de vote, elle pourrait profiter d’une quadrangulaire pour créer la surprise.
Son destin dépendra aussi du Rassemblement national : l’eurodéputé Matthieu
Valet, avec ses 12%, peut prétendre à une qualification (il doit pour ce faire
recueillir au moins 10% des suffrages).
En son absence, Spillebout pourrait capter son électorat au second tour, ainsi
que celui du prétendant Les Républicains, Louis Delemer, promis à une
élimination s’il n’atteint effectivement que 6% des voix. Auquel cas, la députée
“pourrait ne pas être loin, à la fin, du score du gagnant”, imagine Dormagen.
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 3 au 6 mars 2026, via des questionnaires
autoadministrés en ligne, auprès d’un échantillon de 773 personnes,
représentatif, grâce à la méthode des quotas, de la population de Lille, âgée de
18 ans et plus, dont 652 personnes inscrites sur les listes électorales à Lille.
L’enquête a fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données Insee) et
d’un redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants
: premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et
européennes de 2024. La marge d’erreur pour 652 personnes est comprise entre 1,6
et 3,5 points.
LONDRES — Keir Starmer veut que le public sache qu’il va agir vite et réparer
les choses.
S’adressant à des jeunes le mois dernier, le Premier ministre britannique a
affirmé que, contrairement au gouvernement conservateur précédent, qui a mis
huit ans à adopter la loi sur la sécurité en ligne (Only Safety Act), le Parti
travailliste légiférera suffisamment vite pour suivre le rythme effréné de
l’évolution technologique et des effets néfastes qui en découlent.
“Nous avons pris les pouvoirs nécessaires pour être sûrs de pouvoir agir en
quelques mois, et non en quelques années”, a-t-il assuré.
Ces propos sont intervenus après que le gouvernement a critiqué la société X
d’Elon Musk pour avoir permis à des deepfakes dénudés d’inonder sa plateforme :
“Les mesures que nous avons prises à l’égard de Grok ont envoyé un message clair
: aucune plateforme n’a de passe-droit”, a lancé Keir Starmer.
Le Parti travailliste a présenté sa nouvelle approche audacieuse la semaine
dernière, en déposant deux amendements qui visent à accorder aux ministres des
pouvoirs considérables pour modifier le régime de sécurité en ligne du
Royaume-Uni sans avoir à passer par une loi au Parlement — ce qui signifie que
les élus des deux chambres n’auraient pratiquement aucune possibilité d’examen.
Alors que les travaillistes affirment que cette mesure est nécessaire pour faire
face à la vague de préjudices en ligne causés par la technologie — notamment
l’IA —, les militants des droits numériques et des libertés civiles craignent
que l’exécutif aille trop loin et affirment que les travaillistes confondent
vite agir et bien agir, en particulier lorsqu’ils envisagent la possibilité
d’interdire les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.
LE GOUVERNEMENT SE DOTE DE NOUVEAUX POUVOIRS
Le premier amendement, au projet de loi sur la criminalité et la police,
permettrait à tout ministre de haut rang de modifier unilatéralement la loi sur
la sécurité en ligne afin de “minimiser ou d’atténuer les risques de préjudice
pour les individus” présentés par les contenus illégaux générés par IA.
Le deuxième amendement, cette fois au projet de loi sur le bien-être des enfants
et les écoles, semble aller encore plus loin, en donnant aux ministres la
possibilité de modifier tout texte de loi afin de restreindre l’accès des
enfants à “certains services internet”.
Le ministère des Sciences, de l’Innovation et de la Technologie (DSIT) a déclaré
vouloir agir “rapidement” en réponse aux conclusions de sa consultation, dont le
“point central” est l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une
idée politique qui a pris de l’ampleur dans de nombreux pays depuis que
l’Australie a introduit une interdiction à la fin de l’année dernière.
Les amendements tels que ceux déposés cette semaine sont communément appelés
“clauses Henry VIII”, qui permettent aux ministres de contourner largement le
Parlement. Ils ne sont pas tout à fait nouveaux : les gouvernements qui se sont
succédé depuis les années 1980 se sont de plus en plus appuyés sur des textes
réglementaires pour légiférer, selon l’Institute for Government.
Mais de telles clauses entraînent des problèmes qui pourraient durer longtemps
après le mandat de Keir Starmer. Le gouvernement peut avoir de bonnes intentions
en matière de sécurité en ligne, mais les mesures proposées “préparent des
problèmes pour les années à venir à un moment très inquiétant où les partis
antidémocratiques [partout dans le monde] gagnent du terrain”, estime auprès de
POLITICO Anna Cardaso, responsable des politiques et des campagnes de Liberty,
une organisation de défense des libertés civiles.
“Lorsque vous créez une loi, vous devez penser à ce qu’un futur gouvernement
pourrait faire avec ces pouvoirs. Un futur gouvernement pourrait ne pas être
motivé uniquement par la réduction des préjudices causés aux enfants, ou
pourrait avoir une vision très différente de ce qui constitue un préjudice”,
soulève James Baker, responsable du plaidoyer d’Open Rights Group, une
organisation de défense des droits numériques.
James Baker a rappelé les mesures prises par l’administration Trump aux
Etats-Unis pour cibler les sites hébergeant des contenus LGBTQ+ et des conseils
en matière de santé reproductive.
Il y a également des questions à poser sur la proportionnalité en vertu de la
loi sur les droits de l’homme, a-t-il fait valoir, notamment parce que les
études sur la façon dont les enfants sont affectés par les réseaux sociaux sont
au mieux confuses — une étude commandée par le DSIT et publiée en janvier a
trouvé peu de preuves robustes d’une corrélation entre le temps passé sur les
réseaux sociaux et une moins bonne santé mentale, par exemple.
Bien que le gouvernement espère que son recours aux pouvoirs d’Henri VIII
accélérera les choses, cette méthode est susceptible d’être contestée devant les
tribunaux, non seulement par les défenseurs des droits de l’homme inquiets de
l’impact sur la vie privée et la liberté d’expression, mais aussi par les
entreprises de la tech qui doivent s’y retrouver dans les nouvelles
réglementations.
“La conséquence inévitable d’un pouvoir réglementaire discrétionnaire aussi
étendu est une explosion des litiges”, prédit Oliver Carroll, directeur
juridique du cabinet d’avocats Bird & Bird.
“LUTTER CONTRE LES INCENDIES”
Le gouvernement a renoncé à présenter une loi au Parlement consacrée à
l’intelligence artificielle, les ministres envisageant plutôt de réglementer
l’IA au point d’utilisation, secteur par secteur.
Une loi sur l’IA aurait permis aux parlementaires et aux autres parties
prenantes de “débattre et d’élaborer les principes fondamentaux et un cadre de
réglementation”, met en avant Anna Carsado, de Liberty. “Mais au lieu de cela,
ils ont esquivé le plus dur, et ils se contentent de lutter contre les
incendies, urgence par urgence, par le biais d’un texte réglementaire.”
L’amendement au projet de loi sur le bien-être des enfants et les écoles fait sa
première sortie à la Chambre des communes aujourd’hui, où il a de bonnes chances
de survivre grâce à la majorité de 158 sièges du Parti travailliste. Les deux
amendements devront également passer devant la Chambre des Lords, où ils
pourraient rencontrer une plus grande résistance.
Sollicité par POLITICO, le DSIT n’a pas répondu à nos demandes de commentaire.
Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais, puis a été édité en
français par Jean-Christophe Catalon.
A six jours du scrutin, tout reste extrêmement ouvert dans la cité bordelaise.
Selon un sondage de l’institut Cluster 17*, que POLITICO dévoile ce lundi en
exclusivité, Pierre Hurmic serait en tête le soir du premier tour. Le maire
Ecologiste sortant est crédité de 31% des intentions de vote. Sur la deuxième
marche du podium à 26%, on trouve Thomas Cazenave, soutenu notamment par
Renaissance, Les Républicains et Horizons.
Le score qu’obtiendrait Philippe Dessertine, candidat classé divers centre, est
aussi au cœur de toutes les attentions. L’économiste, ancien habitué des
plateaux télé, est donné à 17% dans l’étude. “C’est extrêmement haut pour un
candidat société civile sans parti”, relève Jean-Yves Dormagen, président de
Cluster 17.
Le candidat de La France insoumise, Nordine Raymond, se hisse quatrième (11,5%),
suivi de Julie Rechagneux, pour le Rassemblement national (6%). Toutes les
autres listes sont estimées sous la barre des 5%.
VERS UN DEUXIÈME TOUR “TRÈS SERRÉ”
Difficile dans ces conditions de voir à quoi pourrait ressembler le second tour.
Au regard des résultats de l’enquête, deux enjeux surnagent. D’abord, le
candidat LFI va-t-il se maintenir (comme en 2020) ou fusionner avec Hurmic ?
“Une telle alliance pourrait devenir un problème pour le maire sortant, car elle
risquerait de détourner les électeurs modérés sur l’autre camp”, analyse
Jean-Yves Dormagen. Et ce, alors que Pierre Hurmic “peine à élargir son assise
électorale au-delà de la gauche et à capter l’électorat de gauche modéré”,
poursuit-il.
Un rapide coup d’œil aux clusters (la méthodologie choisie par l’institut)
permet de voir que le sortant fait le plein chez les “multiculturalistes”, les
“sociaux-démocrates” et “sociaux-républicains” et chez une large part des
“modérés” et des “apolitiques”. De quoi faire dire à Dormagen que, même si
Hurmic a la réputation d’être un maire écolo modéré, sa sociologie électorale
est identique à celle des autres maires verts. “Sa réélection sera difficile,
car les équipes municipales n’ont pas réussi à fédérer au-delà de l’espace du
Nouveau Front populaire”, anticipe-t-il.
Deuxième enjeu : Dessertine et Cazenave vont-ils fusionner ? Des discussions ont
débuté entre les deux candidats, comme l’a raconté POLITICO. “Dessertine a un
électorat qui penche plutôt à droite, ce qui fait qu’il est compatible avec
Cazenave”, décrypte Jean-Yves Dormagen. L’analyse des clusters montre que
l’économiste parvient à convaincre des électeurs allant “de [Raphaël] Glucksmann
au RN”, seule “la gauche de la gauche ne votant pas pour lui”.
Sur le papier, la somme des électorats Cazenave et Dessertine pèse 43%, sans
compter les réserves de voix que pourraient constituer les électeurs du RN et de
Reconquête (dont les listes obtiennent respectivement 6% et 3%). “S’ils venaient
à fusionner, le deuxième tour serait très serré”, pronostique le sondeur.
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 3 au 6 mars 2026, via des questionnaires
autoadministrés en ligne, auprès d’un échantillon de 829 personnes,
représentatif de la population de Bordeaux, âgées de 18 ans et plus, dont 688
inscrites sur les listes électorales à Bordeaux. L’échantillon est réalisé selon
la méthode des quotas (genre, âge, catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a
fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données Insee) et d’un
redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants :
premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et
européennes de 2024. La marge d’erreur pour 688 personnes est comprise entre 1,6
et 3,8 points.
Qui composera le casting du second tour des municipales de Besançon ? La lecture
de notre sondage Cluster 17, que POLITICO dévoile en exclusivité, dépeint une
situation parmi les plus incertaines, menaçant la réélection de la maire Anne
Vignot.
En clair, Besançon est une ville “où la gauche soutient la maire, où le centre
et les droites sont en opposition à la maire”, rendant l’élection “ultra
ouverte”, résume le sondeur. En 2020, Anne Vignot ne l’avait emporté au second
tour qu’à 566 voix près face à Ludovic Fagaut.
L’édile Ecologiste est en effet créditée de 34% des intentions de vote au
premier tour du 15 mars, dépassée d’un cheveu par son adversaire Les
Républicains, Ludovic Fagaut (35%). La présence ou non, au second tour, de deux
autres listes, sera donc déterminante : celle de Jacques Ricciardetti, candidat
du Rassemblement national, donné à 11,5%, et celle de l’Insoumise Séverine
Véziès (10,5%). Les deux frôlant le seuil de qualification — fixé à 10% des
suffrages — cette élection pourrait “très bien se terminer en duel, en
triangulaire, en quadrangulaire”, note Jean-Yves Dormagen, président de Cluster
17.
En quelques mois, depuis la dernière étude de Cluster 17, réalisé fin novembre à
la demande du Parti socialiste, la campagne s’est “polarisée” entre la maire
sortante et son concurrent LR, note le sondeur, les listes LFI, RN et Horizons
ayant toutes perdu des points, au profit du duo de tête. “Les logiques de vote
utile se sont mises en place, surtout au profit de Fagaut”, explique Jean-Yves
Dormagen.
A noter qu’avec un score de 8%, le candidat Horizons, soutenu par Renaissance,
Eric Delabrousse, ne paraît pas en mesure de se qualifier, “ce qui fait plutôt
les affaires de LR”, juge le sondeur, pour qui le candidat de droite, Ludovic
Fagaut, se retrouverait véritablement en position de favori si La France
insoumise était la troisième force du second tour. A l’inverse, une triangulaire
avec le RN serait “très favorable à la maire”.
En cas de duel, l’élection risquerait d’être “compliquée” pour l’Ecologiste,
notamment soutenue par les socialistes et communistes, souligne Jean-Yves
Dormagen. Les électeurs du candidat Horizons se retrouveraient alors en position
d’“arbitres”.
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 1er au 4 mars 2026, via des questionnaires
auto-administrés en ligne, auprès d’un échantillon de 606 personnes,
représentatif de la population de Besançon âgée de 18 ans et plus, dont 492
inscrites sur les listes électorales à Besançon. L’échantillon est réalisé selon
la méthode des quotas (genre, âge, catégorie socioprofessionnelle). L’enquête a
fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données INSEE) et d’un
redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants :
premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et
européennes de 2024. La marge d’erreur pour 492 personnes est comprise entre 1,9
et 4,4 points.